Japon – Voyage n°2 – Jour 4 et 5 – Kôya-san

On quitte Kyoto et la ville pour s’enfoncer un peu dans les montagnes japonaises, direction le Mont Kôya (voir la carte).

Après un trajet de près de 2h en métro puis en train, on arrive au funiculaire qui permet de grimper les derniers mètres. En effet, le complexe monastique du Mont Kôya est situé sur un plateau montagneux d’une altitude d’environ 900 mètres. Et oui, le Kôya-san, c’est un périmètre d’environ 15 km de monastères bouddhistes (6 km d’est en ouest et 3 km du nord au sud).

Le Kôya-san a été fondé il y a environ 12 siècles par le célèbre (au Japon 🙂 ) moine Kûkai, fondateur de l’école bouddhiste Shingon (la plus importante au Japon). Le site est classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 2004.

funiculaire

On peut bien sûr visiter le mont Kôya en 1 journée bien que cela demande de courir un peu. Le mieux est de réserver une nuit dans un des monastères qui accueillent les pélerins. Eh oui ! pas d’hôtels au Kôya-san. On a dormi dans un monastère du nom de Fugen-in. Les moines sont vraiment accueillants et la chambre confortable. L’autre avantage de dormir au monastère est d’avoir la possibilité d’assister (voire de participer) à la cérémonie bouddhique du matin. Attention, il faut se lever tôt car la cérémonie commence en moyenne vers 6h-6h30.

Il faut savoir que le Japon est à l’heure solaire donc au mois d’avril le soleil se lève vers 6h, c’est aussi l’heure à laquelle la plupart des temples ouvrent. Du coup, beaucoup de choses ouvrent également très tôt et ferment tôt (17-18h).

On a aussi l’occasion de goûter la cuisine végétarienne des moines au diner et au petit-déjeuner…

monastere

chambre

A l’origine, les pélerins arrivaient au Kôya-san par le porte principale, Daimon. La structure actuelle fait 25 mètres de haut et a été reconstruite en 1705. De la porte, on a une vue imprenable sur les environs du Kôya-san…

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Quasiment au centre du complexe, on peut visiter notamment 2 sites importants : l’ensemble Danjô Garan et le monastère principal Kongôbu-ji.

L’ensemble Danjô Garan regroupe sur une grande esplanade une série de temples, pagodes et même un sanctuaire shinto. C’est sur ce site qu’a commencé la construction du complexe bouddhiste du Kôya-san.

On peut notamment admirer le Fudô-dô qui est le plus ancien édifice du Kôya-san. Il a été épargné par les incendies qui ont ravagé la région. Construit en 1197, il est classé comme trésor national. C’est impressionnant de voir un bâtiment en bois aussi vieux et aussi bien conservé…

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On eut s’étonner de trouver un sanctuaire shinto dans un complexe bouddhiste mais en fait pour les japonais c’est quasi normal. En fait, lors de l’implantation de l’école Shingon sur le Kôya-san, Kukai a demandé la protection des kamis locaux et leur a consacré un sanctuaire. Il est très fréquent d’ailleurs de trouver ces 2 religions côte à côte.

Juste à côté de cet ensemble de temples et pagodes, on trouve le monastère principal du Kôya-san, le Kongôbu-ji. Il se visite et possède de très beaux paravents (qu’on ne peut malheureusement pas photographier) ainsi que le plus grand jardin de pierres du Japon, le Banryu-tei.

kondocuisines

jardin zen

Après une bonne nuit de sommeil, la cérémonie bouddhiste et le petit-déjeuner, direction l’autre site important du Kôya-san, Oku-no-in. Il s’agit à la fois d’une énorme nécropole qui s’étend sur près de 2 km de long et l’endroit où l’on trouve le mausolée de Kukai aussi appelé Kôbô Daishi. La légende veut qu’il ne soit pas mort mais en méditation profonde 🙂

Se promener au petit matin au milieu de ces quelques 200 000 pierres tombales et pagodes perdues dans la forêt est vraiment magique surtout que le beau temps était revenu. La lumière était du coup vraiment incroyable. J’ai pris des dizaines et des dizaines de photos…

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